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Le stress post traumatique des soldats de l’armée américaine

Drapeau américain (Old American ragged flag)
Dans un précédent article, je vous ai parlé du stress post-traumatique dans l’armée française.

Le syndrome post-Viêtnam

Si le stress post-traumatique a été assez récemment reconnu dans l’armée française (depuis la Guerre du Golfe au Koweït) il est admis depuis longtemps aux États-Unis puisqu’il remonte à la Guerre du Viêtnam.

Dans le 214e numéro de Complément d’Enquête diffusé le jeudi 14.02.2013 à 22h15 sur France 2 (présenté par Benoît Duquesne) nous découvrons comment une trentaine de centres aux États-Unis s’occupent des vétérans du Viêtnam et tentent de soulager leurs blessures physiques et psychologiques.

Exemple : un centre pour rescapés dans le Connecticut

Nous nous rendons dans l’un de ces centres (Rocky Hill), quelque part au fin fond du Connecticut, qui ressemble plus à un pénitencier qu’à une maison d’accueil. Nous y retrouvons ceux qui sont appelés des « Fantômes de guerre ».

Dans ce centre vivent des « rescapés » du Viêtnam, brisés par la guerre comme Robin, 62 ans (il en fait 15 de plus), ancien des « US Marines » du Viêtnam, qui vit dans ce centre depuis 22 ans. Robin est l’exemple type du soldat rentré au pays après une guerre perdue ayant fait près de 60 000 morts dans son propre camp. Rappelons d’ailleurs les 255 000 militaires et les 430 000 civils tués côté vietnamien.

En plus du Viêtnam, le centre accueil des rescapés d’autres conflits : 2e guerre mondiale, Irak, Afghanistan…

Comment l’état américain soulage le stress post-traumatique de ses vétérans

Dans les centres spécialisés, les vétérans sont pris en charge par l’état américain qui les aide à réparer leurs corps mutilés par les combats et plus simplement… à se maintenir en vie. On peut parler d’un véritable « service après-guerre ».

Pour soulager les problèmes psychologiques, les méthodes utilisées sont les groupes de parole aidés de la réinsertion par le travail. Bien sûr, des médecins et autres psychiatres administres à ces vétérans des « béquilles médicamenteuses » sous forme d’antidépresseurs. Il faut dire que beaucoup tombent dans l’alcool pour essayer « d’oublier » et cela ne fait qu’aggraver les choses. Les groupes de paroles apportent dans ce cas une bonne réponse.

Leurs familles les prennent pour des fous

Pour reprendre l’exemple de Robin, celui-ci est meurtri dans sa chair, mais en plus, sous son bonnet, se cache un mal invisible, le fameux stress post-traumatique. Pendant 10 ans, il a tenté de se reconstruire… sans succès, il a perdu son travail et son mariage. Aujourd’hui, il survit grâce à une batterie de traitements médicamenteux. Sa famille le prend pour un fou. Ils appellent cela le syndrome « coucou », comme si ça ne tournait pas rond la haut, dans sa tête. « J’ai des problèmes, mais je ne suis pas un attardé mental » dit-il.

Dans ce centre, les membres se sentent plus proches de leurs compagnons d’infortune que de leurs propres familles qui ne les comprennent pas et les prennent souvent pour des fous.

Tant d’années après, ces soldats sont toujours « hantés » par le Viêtnam dont ils ne sont d’ailleurs pas revenus en héros mais plutôt conspués par la population américaine.

Ils ont subi beaucoup d’insultes puisqu’on leur reproche d’avoir tué nombre d’innocents dans cette guerre où les États-Unis ont été considérés comme l’agresseur, mais bien pire, pour eux le cauchemar continue comme s’ils étaient prisonniers du passé.

Le simple fait de voir un film relatant des faits de guerre (Platoon dans le reportage) exacerbe les blessures psychologiques de ces vétérans.

La nuit, c’est encore pire, les démons semblent ressurgir de plus belle. C’est un moment que les anciens redoutent particulièrement car les cauchemars sont fréquents et les tentatives de suicide aussi.

Chaque jour aux États-Unis, 22 anciens militaires, mettent fin à leurs jours en se suicidant. Il y a donc plus de victimes chez les vétérans que sur les fronts actifs et cela représente un quart de l’ensemble des suicides.

La médecine a-t-elle une explication sur le syndrome de stress post-traumatique ?

Ce qui est bizarre c’est que parfois, le stress post-traumatique ne se manifeste pas tout de suite, mais au bout d’un an voire plus. Quelque chose semble soudain se fracturer, faisant resurgir les horreurs du passé.

La médecine n’a pas vraiment compris tous les arcanes de ce mal. Voici ce qu’en dit en substance un médecin dans le reportage :

Ce stress fonctionnerait un peu comme une éclipse : tantôt on la voit, tantôt elle est invisible. Les dates anniversaires d’événements traumatisants sont à cet égard particulièrement sensibles.

Ainsi, certains soldats perdent pied face à la réalité et voient ressurgir des événements de guerre qu’ils s’imaginent avoir lieu aujourd’hui. Ce sont de véritables cauchemars éveillés. Il ne s’agit pas, dit toujours ce médecin, de maladies mentales à proprement parler, mais bien de « blessures » mentales causées par le stress. Les conséquences peuvent se ressembler, mais les causes sont bien différentes.

D’après le médecin du reportage, le stress exerce au niveau du cerveau des contraintes très particulières qui vont littéralement abimer, si le stress est trop prolongé, des structures cérébrales qui sont apparentées à la mémoire. Ces blessures traumatiques invisibles sont donc en quelque sorte des blessures de la mémoire provocant des états anxieux qui apparaissent et disparaissent (comme des éclipses).

Selon lui, il est possible de guérir du syndrome post-traumatique, à condition d’agir le plus tôt possible dès que les premiers troubles se manifestent. Dans la mesure du possible, il faut éviter les traitements médicamenteux, sauf cas extrêmes et tendance suicidaires, en privilégiant des approches plus psychologiques basées sur la parole. La prise de produits comme l’alcool ou des psychotropes pour éviter les cauchemars rendra la guérison beaucoup plus difficile puisque cela engendrera d’autres problèmes.

Bizarrement, le stress se manifeste moins souvent sur place, car les militaires sont encadrés et bénéficient d’une espèce de « stress positif », agissant comme un booster (adrénaline) leur permettant de poursuivre leur mission. C’est après le retour de mission que cela ressurgit sous forme de stress négatif.

Autres approches possibles pour soulager le stress post-traumqtique

Tout comme dans le volet français de ce reportage sur le stress post-traumatique des anciens militaires, aucune approche par la relaxation ou la méditation n’a été abordée. Cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas utilisée, mais il est dommage qu’on n’en ait pas parlé car la méditation peut apporter de réels bienfaits et pourrait être un excellent adjuvant pour accélérer une guérison.

Crédit image : © Beverly & Pack

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